Choisir son appartement

Les résultats de mon bac en poche, je reçois un mail que je suis prise dans l’école que je voulais faire à Bruxelles. Il est maintenant l’heure d’organiser ma nouvelle vie.

Tout le temps que j’étais dans le cocon familial, aucune de ces questions ne m’avaient jamais vraiment traversé l’esprit. Mais l’échéance se rapprochait et il fallait se rendre à l’évidence j’allais devoir commencer à me prendre en main et ça allait commencer par la recherche de mon appartement à louer.

Quels sont les critères de mon appartement ? 

Pour choisir mon appartement j’ai dû définir si j’étais plutôt :

  • Du genre à mettre 5 sonneries le matin et à vous lever 10 minutes avant votre cours ;
  • Frileux de devoir faire 30 minutes de transport ; 
  • À avoir envie de rentrer chez moi entre les pauses plutôt qu’aller à la bibliothèque. 

Inconditionnelle de la couette je me suis dit que je devais trouver un studio à louer à proximité de mon école.

Nous avions déterminé un budget mensuel pour ma location avec mes parents, je me suis donc mise en recherche active d’appartement.

Ce n’est pas le tout mais avec le confinement nous avons tous eu les réponses de nos écoles en même temps et les agences immobilières me disent que le taux de remplissage à fin juin équivaut déjà à celui de mi-septembre. Je ne suis évidemment pas la seule à chercher la pépite dans laquelle je vais vivre pour une durée de 3 ans. Alors vite au boulot !

J’ai donc commencé mes recherches d’appartements en passant par les sites spécialisés, les annonces de particuliers, d’agence immobilière. Je ne savais plus où donner de la tête. Mes parents me conseillent de prendre un studio comme la majorité des étudiants. J’ai déjà passé de longues heures à essayer de me faire une idée du marché immobilier, avec un budget je comparais les superficies à l’état du logement.

Bref quelques jours passent je devais vraiment me lancer et prendre des rendez vous pour des visites. Les appartements ne m’attendaient pas bien sagement il y a quand même du monde qui se bouscule.

Le jour des visites

Il y a 5 visites de prévues nous faisons le déplacement exprès il faut rentabiliser la journée.

Première visite à 9h30 nous arrivons limite pas le temps de regarder le coin nous sommes pile à l’heure. Une fois dans l’appartement, je pense m’être trompée il ne ressemble en rien à ce que j’ai vu en photo.

Je pense que j’ai plus à faire à un expert Photoshop qu’un agent immobilier, le logement est certes d’une surface convenable, mais dans un état de vétusté qui fait que l’on ne s’attarde pas.

L’importance des commodités de quartier

Le prochain rendez-vous est à 10h45, cette fois juste à côtés de l’école  c’est l’occasion de trouver un bar dans lequel je prendrais peut être mes cafés en take away tous les matins avant d’aller en cours, nous sommes à exactement 512 mètres d’après map de l’entrée de mon école. J’apprendrais à la rentrée que pour des raisons sanitaires l’entrée se ferait de l’autre côté à 1 km.

Nous commençons à chercher un bar un troquet une épicerie une boulangerie appelez comme vous voulez mais un endroit où on prend un petit déjeuner je me dis que je suis près d’une université que nous ne devons pas être dans le bon coin qu’il y a forcément quelque chose pas loin. Et bien non. Il n’y a rien du tout. Ce n’est pas grave nous sommes venus pour trouver une location d’appartement, je suis certes à côté de l’école mais le quartier n’a pas l’air très vivant. J’en profite pour chercher dans Google maps la supérette la plus proche ; 950 mètres ça se fait facile mais avec 3 sacs de course.

Lors de la isite de l’appartement un volet est fermé parce qu’il doit être réparé, un dégât des eaux du voisin du dessus réparé certes mais le mur est jaune avec des cloques de peinture (je tiens à préciser que l’on était sur des loyer à 600 euros hors charges). Visiblement ce n’est pas grave, je dois visiter un bien la rue d’à côté. Plus petite surface même budget, je devrais avoir plus de chance.

Le studio se trouve au 6ème et dernier étage sans ascenseur, ça tombe bien ça muscle les jambes et à priori je n’aurais pas le temps de faire du sport. Nous sommes plusieurs à faire la visite en même temps, je trouve cela étrange. Nous sommes sur un studio mansardé, il fait 24 m2 mais avec la pente des murs j’ai l’impression d’être dans un mouchoir de poche et il n’y a qu’une fenêtre velux. En sortant on se rend compte que ce n’est pas très bien fréquenté, pourtant il est à peine midi. Il paraît que seul le petit parc à côté est à craindre le soir.

Nous avons un appel pour nous informer que le logement (celui avec le dégât des eaux) est loué et que nous ne pouvons plus postuler pour ce dossier. Je ne voulais évidemment pas louer cet appartement, mais me dire que des biens dans cet état à ce prix trouvent preneur rapidement commence à me stresser j’ai bien peur de ne pas trouver de logement. Je désespère le quartier ne me plait pas il n’y a rien autour, et en plus ça part comme des petits pains un dimanche de messe. 

Ma mère qui m’accompagne me propose de déjeuner quelque part au centre-ville. Il y a tout sur place, des commerces, de la vie, le tramway et des bus. Tout ce que l’on attend d’une grande ville.

Quand il faut revoir ses choix d’appartement

En discutant on se rend compte que ma décision de louer un appartement s’était orientée près de mon école mais que je serais probablement mieux dans un quartier ou il y a de la vie. Quitte à mettre un peu plus d’argent, je pouvais avoir une chambre en plus.

Lors du déjeuner on regarde les annonces de biens à louer pour ce quartier, et nous annulons les autres visites d’appartement dans le quartier universitaires, pour en programmer d’autres plus au centre.

Nous revenons deux jours plus tard. La femme de l’agence immobilière nous dit qu’elle vient de rentrer un bien mais un peu plus cher qui pourrait nous correspondre, nous acceptons de le voir. Et là coup de cœur pour tout le monde, il est au dernier étage d’un bel immeuble sans ascenseur, la bonne nouvelle c’est qu’il dispose d’une chambre pour se reposer.

Il est plus cher que les autres appartements que nous avons visité et il va impacter mon budget global d’étudiante mais ce n’est pas grave. Je m’y projette déjà pour étudier, mais aussi pour faire quelques soirées étudiantes.

Ma mère me rappelle que nous devons prendre une garantie locative qui couvre le propriétaire en cas de loyers impayés mais aussi en cas de dommages dans l’appartement et quand on sait comment peuvent se terminer les soirées étudiantes je me rassure en me disant qu’il y a tout sur place à pied y compris des endroits pour faire la fête.